Du gothique au shabby chic en passant par le steampunk ou la mode lolita… Mon univers dans la mode alternative est vaste, et pour cause, je suis moi-même une multistyle qui va s’inspirer de nombreux courants de modes non conventionnelles.

Aujourd’hui je vous parle d’un style qui m’a séduit très récemment : le rockabilly

Petit parenthèse sur cette photo que j’adore. Elle a été prise lors de la dernière édition de l’Anjou Vélo Vintage. Vous en trouverez une autre du même style en lisant cet article. En vert, je vous présente ma mère et plus bas dans l’article, avec les cerises, c’est moi.

Même robe, même famille, deux styles différents.

rockabilly

Une graine dans l’inconscient

Le rockabilly mêlé au jazz et au blues c’est finalement une partie de mon enfance. Ce qui me vient à l’esprit dans l’immédiat c’est la musique de certain Disney comme celle Du Roi Louis dans le Livre de la Jungle et Voir voler un éléphant dans Dumbo sans compter les chansons de Mary Poppins…

De prime à bord vous me direz que ce n’est pas si rockabilly que ça, je vous l’accorde. Mais l’influence des années 50 et le mélange des cultures afro-américaines et européano-américaines est très présente dans la musique de ces films.

Cet univers, pour moi, c’est aussi les K7 audio que mon père m’a donné. Il les avait enregistrées à partir de ses 33 tours d’Elvis (et oui, toujours lui). D’ailleurs il m’arrive encore d’écouter cette K7 (intitulée ELVIS II) lorsque je travaille sur mes créations d’inspiration vintage.

Mes premiers pas dans le rockabilly

Tous ces styles musicaux qui mêlent la culture afro-américaine et « blanche-américaine » ont bercés les soirées et les weekends de mon enfance.

J’avais donc un terrain fertile pour aimer le rockabilly à sa juste valeur mais comme vous le savez certainement déjà, c’est le style gothique qui m’a séduit en premier. Ce n’est finalement que récemment que j’ai fini par tomber dedans et, une fois de plus, mes parents n’y sont pas pour rien.

Mes parents dansent le Lindy Hop depuis un peu moins de 10 ans et ce n’est pas sans peine qu’ils ont cherché à me faire danser également. Mais je n’ai cédé qu’en 2018 où je me suis inscrite à des cours de rock. Avant cela je n’étais pas du tout à l’aise avec moi-même, d’autant plus en public. J’ai eu de la chance car l’association dans laquelle j’étais inscrite prenait les danseurs et les danseuses seules : ils ne réservaient pas leur place au couple en priorité. J’ai pu danser 1 an et demi sans avoir de partenaire dédié et après… vous connaissez la suite… je me suis cassée la cheville… et il y a eu le covid, bla bla bla… [rire]

J’en suis donc au point mort niveau danse. D’ailleurs, en rédigeant cet article, je me suis rendue compte que je ne me souvenais plus trop des pas de base. Mais pas de panique, ça reviendra en temps voulu.

rockabilly

Ce que je pense de ce style et les raisons pour lesquelles il m’inspire

J’avais donc une culture pop rock américaine à la maison avec des parents qui sont devenus danseurs, puis professeurs de danse en Swing et Lindy Hop. Ainsi, même si j’ai un penchant très prononcé avec d’autres univers je pense que je pouvais difficilement échapper à cette influence-là.

Comme pour les courants undergrounds je j’affectionne particulièrement, ce qui m’inspire dans le rockabilly c’est l’image de la femme qui s’en dégage.

Dans le rockabilly je vois une émancipation « propre » de la femme dans le sens où celle-ci se revendique progressivement en tant qu’individu à part entière tout en gardant ce qui fait d’elle une femme.

J’y vois également une image du féminisme qui ne cherche pas à lisser les différences entre les hommes et les femmes mais bien à individualiser la femme de sorte qu’elle ne dépende plus de son mari ou qu’elle ne soit pas sous le couvert d’un frère, comme c’était encore le cas en Europe dans les années 50-60. A cette période, mes plus grandes tantes devaient demander l’autorisation à mon grand-père lorsqu’elles voulaient porter un pantalon. C’est impensable pour nous aujourd’hui pourtant, c’était il n’y a pas si longtemps.

D’ailleurs, un grand-frère de ces tantes là détestait le film Mary Poppins. Oui, oui, oui : il trouvait (et trouve toujours) qu’il est inadmissible que la mère des enfants sorte pour manifester pour le droit des femmes. Indigne pour une mère au foyer ! D’après lui elle devrait s’occuper de sa progéniture et de la maison. Comme quoi, les mentalités évoluent, mais à des vitesses différentes.

Avec tout ça : je pense me revendiquer féministe, le problème avec cette notion c’est que chacun va avoir sa propre définition. Pour moi, l’homme et la femme ne se distinguent pas par leurs seules caractéristiques physiques. Nous sommes l’un est l’autre biologiquement différent, ce qui induit, de fait, des façons différentes d’appréhender le monde. Mais vous l’aurez compris, le rockabilly et étroitement lié à ma vision du féminisme car, de mon point de vue, il met la femme en valeur sans pour autant faire passer les hommes au deuxième plan.

 

A votre tour : je serais curieuse de savoir ce que vous évoque le rockabilly et les années 50 ?

Laissez-moi votre message dans les commentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *